Courrier de Jean-Jacques Lozach à M Emmanuel Macron, Président de la République concernant son intervention devant les parlementaires, réunis en Congrès à Versailles, le 9 juillet dernier.

Courrier de Jean-Jacques Lozach à M Emmanuel Macron, Président de la République concernant son intervention devant les parlementaires, réunis en Congrès à Versailles, le 9 juillet dernier.

Paris, le 11 juillet 2018

Monsieur le Président de la République.

J’ai écouté avec beaucoup d’attention votre intervention devant les parlementaires, réunis en Congrès à Versailles, le 9 juillet dernier.

Parmi les initiatives à court terme que vous envisagez, vous évoquez le développement économique et l’aménagement du territoire à travers, notamment, une relation directe avec les dirigeants de nos grandes sociétés.

Monsieur le Président, je vous cite : « Nous voulons renouer avec une croissance durable, mais aussi promouvoir une croissance partagée. C’est pourquoi je recevrai les 100 premières entreprises françaises durant ce mois afin de solliciter leur engagement dans les défis qui nous attendent. J’attends d’elles qu’elles s’engagent en termes d’apprentissage, d’emploi dans les quartiers difficiles ou les zones économiques en souffrance car il n’y aura pas de dynamisme économique sans mobilisation sociale de toutes les parties prenantes. »

Je ne peux m’empêcher de faire le lien entre cette décision très volontariste et votre implication dans le Plan particulier pour la Creuse que vous avez initié lors de la rencontre du 17 octobre 2017 à l’Elysée, rassemblant un groupe d’élus du département ; cet événement faisant suite au choc industriel et social subi par l’entreprise « GM&S industry», située à la Souterraine.

Répondant pleinement à votre souhait, les élus locaux se sont fortement mobilisés pour proposer de nombreux projets souvent très innovants, sous la coordination de M. le Préfet de la Creuse. Le plein effet de leur mise en œuvre passera impérativement par une coopération étroite avec les acteurs économiques de notre région, mais il nécessite également l’investissement de grandes entreprises, dont le siège social se trouve éloigné de notre département.

Aussi, lorsque vous évoquez dans votre propos « les zones économiquement en souffrance », je ne doute pas que vous pensiez en particulier aux espaces peu industrialisés comme le nôtre, et dont les handicaps historiques et structurels (par exemple, la faiblesse des moyens de communication) rend difficile la valorisation de nos indiscutables atouts (par exemple, le cadre de vie).

Vous mentionnez un « engagement actif et immédiat » de la part des 100 plus grandes entreprises au service de la France des régions. Nous attendons ardemment une illustration de cette implication, au bénéfice d’un territoire : la Creuse, qui entend prendre toute sa part dans une dynamique économique indispensable au pays.

Espérant que vous apprécierez avec bienveillance cette sollicitation,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma plus haute considération.

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