Dans la salle des fêtes de cette commune de 8 km2 et d’une centaine d’habitants, un événement inédit a eu lieu samedi dernier. Une habitante, Josiane Couratier, s’est vu remettre la médaille de l’ordre national du Mérite.
Elle a fait rapatrier des ressortissants français bloqués en Albanie
C’est des mains de son ami des premières classes et ambassadeur dignitaire, Bernard Poletti, que la concernée a été décorée. En présence d’un autre proche ami, ambassadeur également, Alain Girma ; du sénateur Jean-Jacques Lozach ; de plusieurs maires, dont celui dont elle est conseillère, Jean-Pierre Laurent ; et de ses proches, Josiane Couratier a reçu les honneurs 26 ans après avoir fait rapatrier des ressortissants français bloqués en Albanie, alors qu’elle travaillait au Consulat de Naples.
Son parcours professionnel a laissé l’assemblée coite. Plusieurs de ses connaissances lui ont d’ailleurs glissé, à la fin des discours : « J’ai découvert des choses sur toi ! »
Josiane Couratier possède « un palmarès absolument extraordinaire et a œuvré sur des dossiers cruciaux pour notre pays », a souligné M. Poletti. Déjà « forte tête » remarquée dans leur promotion, elle évoluait dans un milieu d’hommes. De New-Dehli à Naples, en passant par le consulat de New-York, période durant laquelle Josiane Couratier a pris trois ans sabbatiques afin de passer une maîtrise de droit et rédiger une thèse sur l’Antarctique, la diplomate n’a eu de cesse de « s’occuper de grands problèmes transversaux au niveau international ». Selon Bernard Poletti, toujours, elle était « un spécimen unique au quai d’Orsay car seule diplomate docteur en droit ».
Elle fut aussi déléguée permanente adjointe du centre de l’Unesco à Paris, ambassadeur de France à Victoria aux îles Seychelles, conseillère diplomatique de la délégation française pour la commission du Pacifique Sud, et a travaillé sur la convention des droits de la mer, ainsi que sur le dossier des visas biométriques.
C’est avec la médaille accrochée à sa veste, et très émue par le discours de son ami, que Josiane Couratier a, entre autres, déclaré : « J’ai passionnément aimé ce métier », et expliqué qu’après son œuvre de par le monde, elle était venue retrouver ses racines creusoises. « Je me suis tenue derrière le panneau France tout au long de ma carrière. Je l’ai représentée toute ma vie. Mais je la connaissais si mal et je voulais la connaître vraiment ». l
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