En séance mercredi 11 février à Paris, le sénateur Jean-Jacques Lozach a voulu faire un point d’étape sur la préparation de JO d’hiver 2030 en France. L’élu creusois qui s’était déjà impliqué dans le traitement des affaires de dopage et l’évaluation de Paris 2024 a décrit « un projet encore fragile, des fondations institutionnelles et humaines qui peinent à s’établir, au moment même où des décisions structurantes doivent s’imposer avec clarté et efficacité ».
Au moment aussi où l’olympiade de Milan-Cortina bat son plein en Italie, rappelant à une France encore auréolée de ses Jeux de Paris que ce sera à elle d’organiser les prochain JO d’hiver dans quatre ans.
D’ailleurs, les drapeaux olympiques et paralympiques confiés par les Italiens arriveront respectivement à Albertville et Chamrousse les 23 février et 16 mars prochains. Une première étape symbolique alors qu’on est encore très loin du compte…
Le sénateur Lozach mentionne d’une part une série de démissions au sein du comité d’organisation (Cojop) et d’autre part des inquiétudes croissantes des collectivités territoriales quant à la répartition de l’effort financier. Cette semaine le journal « L’Equipe » questionnait en effet la méthode d’Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation, aussi bien que le gel des financements du côté de la Région Auvergne Rhône-Alpes…
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Et M.Lozach de regretter « les commentaires très lourds de sens » évoquant « dérive, cacophonie, perte de confiance, risque sur les délais et les coûts » avant de demander au Gouvernement de clarifier les choses : « Madame la ministre, rapidement, il faut ramener de l’ordre et de la sérénité dans la maison Cojop 2030 ».
L’occasion pour Marina Ferrari, ministre des Sports, d’expliciter les choses : l’ancien directeur de Paris 2024, Étienne Thobois, vient d’être nommé pour un diagnostic du projet 2030, a-t-elle indiqué.
Une mission très spéciale qui, espère l’exécutif, permettra de livrer plusieurs recommandations d’ici fin février début mars et de remettre les Alpes 2030 dans le droit chemin. Sachant qu’un gros jalon arrive rapidement après celui des drapeaux olympiques : le dévoilement de la carte définitive des sites de compétition, prévu pour juin 2026. Laquelle fait aussi beaucoup jaser, de Nice au Grand-Bornand en passant par les Haute-Alpes.
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